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Communauté de pratique en petite enfance : parce qu’on ne devrait pas avoir à évoluer seule

carrière en petite enfance développement professionnel leadership pédagogique

Tu peux suivre une formation.

Lire un livre.

Écouter un podcast.

Télécharger un nouvel outil.

Et repartir avec plein de bonnes idées.

Puis arriver au travail le lendemain et te demander :

« OK… mais dans ma réalité à moi, je fais quoi avec ça ? »

Parce qu’entre comprendre une idée et réussir à la faire vivre sur le terrain, il y a souvent tout un monde.

Un groupe différent.

Une équipe différente.

Une direction différente.

Des familles différentes.

Des contraintes différentes.

Et parfois, ce dont on a besoin n’est pas d’une nouvelle réponse toute faite.

On a besoin de pouvoir réfléchir avec d’autres professionnelles qui comprennent vraiment notre réalité.

C’est exactement là qu’une communauté de pratique devient intéressante.

Une communauté de pratique, ce n’est pas juste un groupe où on discute

On peut être membre de quinze groupes Facebook et se sentir quand même complètement seule professionnellement. 😅

Une communauté de pratique va plus loin.

Ce sont des professionnelles qui partagent un même domaine et qui utilisent leurs expériences respectives pour apprendre les unes des autres et faire évoluer leurs pratiques.

On apporte une situation.

Une question.

Un défi.

Une idée qu’on a testée.

Quelque chose qui n’a pas fonctionné.

Les autres apportent leur regard.

Puis on repart avec une nouvelle piste à essayer.

On ne partage pas uniquement de l’information. On construit progressivement du savoir à partir du terrain.

Et ça, en petite enfance, est particulièrement précieux.

Parce que ton quotidien contient énormément de savoir

Je pense qu’on sous-estime parfois tout ce qu’une professionnelle apprend simplement en exerçant son métier.

Une éducatrice développe des stratégies qu’elle n’a jamais apprises dans un manuel.

Une directrice trouve une façon de mener ses rencontres d’équipe qui fonctionne particulièrement bien.

Une fondatrice construit un système qui lui permet enfin de ne plus intervenir dans chaque petite décision.

Une responsable pédagogique trouve une excellente façon d’accompagner une éducatrice sans lui donner directement la réponse.

Toutes ces expériences ont de la valeur.

Le problème, c’est que si elles restent uniquement dans la tête de la personne qui les a vécues…

elles disparaissent avec elle.

Une communauté de pratique permet justement de mettre des mots sur ces apprentissages.

Qu’est-ce que tu as essayé ?

Pourquoi ça a fonctionné ?

Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

Qu’est-ce que tu ferais autrement ?

Et quelqu’un d’autre peut ensuite s’appuyer sur ton expérience pour faire évoluer sa propre pratique.

« Est-ce que vous vivez ça, vous aussi ? »

Il y a aussi quelque chose de très puissant dans le simple fait de pouvoir poser cette question.

Parce qu’en petite enfance, on prend énormément de décisions.

Et parfois, on doute.

Est-ce que j’interviens correctement ?

Est-ce que cette situation avec mon équipe est normale ?

Comment les autres organisent-elles ça ?

Est-ce que quelqu’un a déjà essayé cette façon de faire ?

Comment avez-vous géré cette conversation avec une famille ?

Pouvoir réfléchir avec des pairs ne veut pas dire copier ce que font les autres.

Au contraire.

Ça permet d’entendre plusieurs façons de penser.

De comparer.

De prendre du recul.

Puis de décider ce qui a du sens dans ton propre contexte.

C’est aussi comme ça qu’on développe son jugement professionnel.

On apprend différemment quand on doit expliquer sa propre pratique

C’est quelque chose que j’aime particulièrement dans les échanges entre professionnelles.

Tu peux faire quelque chose depuis des années sans vraiment y réfléchir.

Puis quelqu’un te demande :

« Pourquoi tu fais comme ça ? »

Et soudain, tu dois mettre des mots dessus.

Tu réfléchis.

Tu expliques.

Tu réalises peut-être même qu’il existe une meilleure façon de faire.

Partager sa pratique aide aussi à mieux comprendre sa propre pratique.

C’est une autre différence entre simplement consommer du contenu et participer à une véritable communauté professionnelle.

Dans une formation, tu reçois.

Dans une communauté de pratique, tu peux aussi :

questionner;

confronter;

essayer;

partager;

réfléchir;

et transmettre.

Tu deviens beaucoup plus active dans ton propre développement professionnel.

Et les meilleures discussions partent souvent du terrain

Pas besoin d’arriver avec une grande question philosophique sur l’éducation.

Ça peut être :

« J’ai une nouvelle éducatrice et je n’arrive pas à lui faire comprendre ce qu’on attend. »

« Mes enfants abandonnent toujours cet espace de jeu. Vous feriez quoi ? »

« Je dois avoir une conversation difficile avec une employée demain. »

« J’aimerais prendre davantage de responsabilités, mais je ne sais pas par où commencer. »

« Mon milieu dépend encore beaucoup trop de moi. »

Voilà de vraies situations professionnelles.

Et quand elles deviennent matière à réflexion collective, elles permettent à tout le monde d’apprendre.

Même celles qui n’ont pas posé la question.

Éducatrice, directrice, fondatrice : les questions ne sont pas toujours les mêmes

C’est aussi quelque chose que j’ai appris avec le temps.

Une éducatrice peut se demander comment mieux soutenir un jeu ou intervenir auprès d’un enfant.

Une directrice peut être préoccupée par l’autonomie de son équipe ou l’accompagnement des pratiques.

Une fondatrice peut être rendue à structurer son organisation pour qu’elle ne repose plus constamment sur elle.

Nous travaillons toutes en petite enfance, mais nous ne regardons pas nécessairement le terrain depuis le même endroit.

C’est pour ça qu’une communauté professionnelle doit aussi permettre à chacune de trouver des échanges qui correspondent à sa réalité.

Et parfois, au contraire, sortir de son propre rôle et entendre ce que vivent les autres est extrêmement enrichissant.

Une directrice comprend mieux ce que vit son équipe.

Une éducatrice découvre comment certaines décisions sont prises.

Une fondatrice voit apparaître des enjeux qu’elle n’avait pas encore anticipés.

C’est là que la communauté devient particulièrement riche.

Se développer professionnellement ne devrait pas être un événement annuel

On a parfois cette vision du développement professionnel :

Une formation.

Une journée pédagogique.

Un certificat.

Puis retour au travail.

Mais les questions professionnelles ne surgissent pas uniquement le jour de la formation.

Elles arrivent un mardi matin à 10 h 42. 😅

Elles apparaissent quand quelque chose ne fonctionne pas.

Quand on veut essayer autre chose.

Quand on prend un nouveau rôle.

Quand notre équipe change.

Quand notre carrière évolue.

Le développement professionnel est beaucoup plus puissant lorsqu’il peut continuer entre les formations.

On apprend quelque chose.

On l’essaie.

On rencontre un obstacle.

On en parle.

On ajuste.

Puis on recommence.

C’est ce mouvement-là qui m’intéresse.

C’est exactement pourquoi j’ai créé l’Académie des SAVOIRS

Je ne voulais pas seulement créer une bibliothèque remplie de formations.

Internet en est déjà rempli.

Je voulais créer un endroit où une professionnelle de la petite enfance puisse revenir au fil de son parcours.

Pour apprendre quelque chose lorsqu’elle en a besoin.

Trouver un outil.

Poser une question.

Partager une situation.

Réfléchir avec d’autres.

Développer une nouvelle compétence.

Et progressivement, débloquer son prochain niveau.

Dans l’Académie des SAVOIRS, tu retrouves donc des contenus de développement professionnel, des ressources pratiques et une communauté organisée autour des différentes réalités de la petite enfance.

Des espaces pour les éducatrices.

Pour les directrices.

Pour les fondatrices.

Parce que ton défi d’aujourd’hui ne sera probablement pas celui que tu auras dans deux ans.

Mais tu ne devrais pas avoir à recommencer seule chaque fois que ton métier évolue.

👉 Découvre l’Académie des SAVOIRS et profite de ton essai gratuit de 7 jours.

Parce qu’une formation peut t’apprendre quelque chose.

Une communauté de pratique peut t’aider à continuer à apprendre de ce que tu vis, semaine après semaine.