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Qualité éducative en petite enfance : pourquoi continuer à questionner nos pratiques ?

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Quand on parle de qualité éducative en petite enfance, il est tentant de chercher la bonne réponse.

Le bon ratio.

La bonne pédagogie.

Le bon curriculum.

La bonne façon d’intégrer les technologies.

La meilleure manière de travailler avec les familles.

Comme s’il existait une formule que nous pourrions appliquer une fois pour toutes.

Mais la qualité éducative n’est pas figée.

Les enfants changent.

Les familles changent.

Les réalités professionnelles changent.

Les connaissances évoluent.

Et certaines pratiques que nous considérions comme innovantes il y a quelques années peuvent aujourd’hui être remises en question.

Améliorer la qualité éducative, c’est donc aussi continuer à questionner nos pratiques.

Pas pour suivre toutes les tendances.

Mais pour vérifier régulièrement si ce que nous faisons répond toujours aux besoins des enfants que nous accueillons aujourd’hui.

Prenons simplement la question des ratios

La question du ratio éducatrice-enfants n’est pas nouvelle.

Et pourtant, elle continue de revenir dans les discussions sur la qualité éducative.

On parle énormément aujourd’hui de fatigue professionnelle, de pénurie de personnel, de difficulté à recruter et à retenir les éducatrices.

Et cela nous amène forcément à nous interroger sur les conditions dans lesquelles nous leur demandons d’offrir une éducation de qualité.

Les ratios n’ont pas nécessairement évolué au même rythme que les attentes envers les professionnelles.

Alors la question mérite d’être posée :

Les conditions dans lesquelles les éducatrices travaillent leur permettent-elles réellement d’offrir la qualité que nous attendons d’elles ?

La réponse dépend évidemment des contextes, des réglementations et des réalités de chaque milieu.

Mais c’est justement le rôle d’une démarche qualité : continuer à poser la question.

Les technologies nous montrent aussi à quel point les tendances peuvent évoluer

Pendant plusieurs années, intégrer davantage les technologies dans les environnements éducatifs était souvent associé à l’innovation.

Tablettes.

Applications éducatives.

Tableaux numériques.

Outils interactifs.

Certains pays scandinaves ont d’ailleurs intégré très tôt ces technologies dans leurs systèmes éducatifs.

Et aujourd’hui, certaines de ces orientations sont réévaluées.

On voit notamment un retour vers davantage de livres papier, d’écriture manuscrite et de supports traditionnels dans certains systèmes éducatifs.

Cela ne signifie pas nécessairement que la technologie est bonne ou mauvaise.

Et ce n’est pas mon objectif ici de prendre position.

Ce qui m’intéresse davantage, c’est ce que cette évolution nous rappelle :

une pratique considérée comme innovante aujourd’hui peut elle-même être questionnée demain.

Et c’est sain.

Parce que la qualité éducative ne consiste pas à adopter chaque nouveauté.

Elle consiste à continuer à réfléchir à ce que chaque choix apporte réellement aux enfants.

Une tendance n’est pas une norme

C’est probablement la distinction la plus importante.

Dans notre secteur, de nouvelles approches apparaissent régulièrement.

Certaines sont soutenues par la recherche.

D’autres répondent à des transformations sociales.

Certaines viennent remettre en question des façons de faire installées depuis longtemps.

Mais être une professionnelle réflexive ne signifie pas demander :

« Quelle est la nouvelle tendance que je dois appliquer ? »

Cela signifie plutôt se demander :

« Qu’est-ce que cette évolution nous apprend ? »

« Qu’est-ce qu’elle remet en question dans nos pratiques ? »

« Est-ce pertinent pour les enfants que nous accueillons ? »

Cette posture est beaucoup plus intéressante que de simplement remplacer une pratique par une autre parce qu’elle est nouvelle.

Certaines grandes questions de qualité restent pourtant les mêmes

Parce que derrière les tendances, certains enjeux demeurent fondamentaux.

La formation et l’expérience des éducatrices.

La participation des parents et des familles.

L’apprentissage par le jeu.

La diversité et l’inclusion.

L’évaluation de la qualité.

Ce ne sont pas de petits sujets.

Et surtout, ils sont liés.

On peut difficilement parler de la qualité du curriculum sans parler des personnes qui doivent le mettre en œuvre.

On peut difficilement parler de pratiques individualisées sans considérer les conditions dans lesquelles les éducatrices travaillent.

On peut difficilement parler de développement de l’enfant sans réfléchir à la place des familles.

La qualité éducative est un ensemble.

C’est justement ce qui la rend à la fois passionnante… et complexe.

La qualité n’est pas une recherche permanente de nouveauté

Une démarche qualité ne consiste pas non plus à modifier constamment ce que nous faisons.

Parfois, l’évolution consiste même à revenir à quelque chose de très simple.

Le jeu.

Les relations.

Les conversations.

Les livres.

L’observation.

Le temps laissé aux enfants pour explorer.

Une pratique n’a pas besoin d’être nouvelle pour être pertinente.

Et une innovation n’est pas nécessairement une amélioration simplement parce qu’elle est récente.

La question qui m’intéresse davantage est :

Pourquoi faisons-nous ce que nous faisons ?

Et surtout :

Qu’est-ce que cela apporte réellement aux enfants ?

Lorsqu’une équipe est capable de répondre à ces deux questions, elle possède déjà une base extrêmement solide pour réfléchir à sa qualité éducative.

C’est aussi ça, l’amélioration continue de la qualité

Pour moi, une structure de qualité n’est pas celle qui peut dire :

« Nous avons trouvé la bonne façon de faire. »

C’est plutôt celle qui reste capable de demander :

« Est-ce que notre façon de faire répond toujours aux besoins des enfants que nous accueillons aujourd’hui ? »

Cela demande de rester curieux.

D’observer.

De discuter.

De se former.

De regarder ce qui se fait ailleurs.

De confronter parfois ses habitudes à de nouvelles connaissances.

Puis de décider ce qui est pertinent — ou non — pour son propre milieu.

Parce que tout ce qui est nouveau ne doit pas forcément être adopté.

Mais tout ce que nous avons toujours fait ne doit pas forcément être conservé non plus. 😉

Et toi, quelles pratiques mériteraient d’être questionnées dans ton milieu ?

C’est justement dans cet esprit que j’ai créé mon guide gratuit :

10 tendances en matière de qualité éducative en petite enfance

Tu y retrouveras dix grands sujets qui influencent aujourd’hui encore nos réflexions sur la qualité.

L’objectif n’est pas de te donner 10 nouvelles règles à appliquer.

C’est de t’offrir 10 points de départ pour réfléchir à tes propres pratiques.

Certaines tendances confirmeront probablement ce que tu fais déjà.

D’autres feront émerger de nouvelles questions.

Et c’est justement là que commence l’amélioration continue.

👉 Télécharge gratuitement le guide 10 tendances en matière de qualité éducative en petite enfance.

Parce que la qualité éducative ne consiste pas à suivre toutes les tendances.

Elle consiste à ne jamais arrêter de réfléchir à ce que nous pouvons faire de mieux pour les enfants.

Parce que la qualité éducative ne s’improvise pas.
Elle se construit, une étape à la fois.